Cartes blanches
aux musicien-nes de l'Orchestre Silmaril
Veillée schubertienne
5 février 2026

Flûtes et piano autour du bel canto
7 et 14 décembre 2025

Mosaïque musicale en trio
1, 2 et 5 mai 2025

Musiques et poésie libanaises
6 mars 2025

Fauré, musique de chambre
22 janvier 2026

Balade à la Belle Époque
16 juin 2025

Dialogues en Europe de l'Est
9 avril 2025

Voyage à travers le romantisme allemand
23 janvier 2025

Veillée schubertienne
Concert-spectacle autour de Schubert
et de son Trio avec piano D. 898
Jeudi 5 février 2026
Studio L'Accord Parfait
Trio Artaïka
Loubna Kammarti, violon
Lou Hantaï, violoncelle
John Argelès, piano

Fauré, musique de chambre

Jeudi 22 janvier 2026
Studio L'Accord Parfait
Lou Veilhan-Patou, violon
Maya-Rose Drdak, alto
Aloïs Decaëns, violoncelle
Ariel Orthmann-Reichenbach, piano
Flûtes et piano autour du bel canto
Dimanches 7 et 14 décembre 2025
Studio L'Accord Parfait
Melissa Angot et Fanny Casati, flûtes
Vincent Ananthakkarasu, piano

Apparue dès le XVIIe siècle, la technique du « bel canto » se déploie essentiellement dans la première moitié du XIXe siècle en Italie. Elle consiste à mettre en avant les capacités de la voix lyrique (souvent soprano ou ténor) par une grande virtuosité ; ambitus vocal étendu, flots de notes rapides, roulades, cadences improvisées… De nombreux compositeurs s’inspirent alors des opéras italiens en écrivant des paraphrases, œuvres très brillantes alternant passages virtuoses et intimes ; bien que souvent dédiées au piano (notamment celles de Liszt, d’après Rigoletto de Verdi, Norma de Bellini ou encore Lucia di Lammermoor de Donizetti), on en trouve également pour des instruments proches de la voix, comme la flûte (Doppler, d’après Rigoletto de Verdi et La Sonnambula de Bellini).
Si le terme de « bel canto » s’applique essentiellement au contexte dramatique de l’opéra, il trouve également des résonances dans la musique purement instrumentale, à travers une écriture mélodique similaire, avec ce qu’elle contient d’ornements, de fioritures, de virtuosité et de souplesse laissée à l’interprète. Un certain nombre d’œuvres de Chopin portent ainsi cette idée de « bel canto » : on peut bien sûr penser aux célèbres nocturnes, dont les mélodies se développent avec une grande liberté, mais aussi aux quatre ballades qui s’en rapprochent également par leur caractère dramatique – notamment la dernière, qui date de 1842, écrite selon certaines sources d’après un poème de Mickiewicz.
Balade à la Belle Époque

Lundi 16 juin 2025
Studio L'Accord Parfait
Trio Amaryllis
Lou Veilhan-Patou, violon
Philaé Foucher de la Fuente, violoncelle
Lila Souktani, harpe
Longtemps confinée à son rôle orchestral, ou à des pièces légères et virtuoses de salon, la harpe devient réellement un instrument de musique de chambre à partir de la fin du XIXe siècle, grâce à l’évolution de la lutherie et sous l’impulsion de compositrices et compositeurs qui développent et enrichissent son répertoire. Parmi elles et eux, Henriette Renié, elle-même harpiste, transcrit des pièces pour piano et surtout écrit de nombreuses œuvres originales, dont son Trio pour violon, violoncelle et harpe (1901). L’œuvre, d’un raffinement harmonique remarquable, opère un subtil alliage des sonorités des trois instruments, tout comme le Trio de Jacques Ibert, écrit quarante ans plus tard et dédié à sa fille harpiste. Entre impressionnisme et néo-classicisme, cette pièce est teintée d’une élégance et d’une clarté radieuse, malgré la situation difficile du compositeur liée à la guerre.
Plus romantique, la Fantaisie pour violon et harpe (1907) de Camille Saint-Saëns revêt également des couleurs impressionnistes, que le compositeur avait déjà explorées dans sa belle Fantaisie pour harpe op. 97. Enfin, marque des nombreuses transcriptions offertes à la harpe, la Solitude (1887) de Rita Strohl introduit une formule d’accompagnement obstinée et déploie de longues lignes mélodiques, dont le souffle mélancolique rappelle le genre du lied ou de la romance sans parole – c’est d’ailleurs en ces termes que la compositrice qualifie la pièce dans le catalogue manuscrit de ses œuvres.
Mosaïque musicale en trio
Jeudi 1er, Vendredi 2 et
Lundi 5 mai 2025
Studio L'Accord Parfait
Trio Artaïka
Loubna Kammarti, violon
Lou Hantaï, violoncelle
John Argelès, piano

Le Trio avec piano en sol majeur K. 564 est le dernier trio composé par Mozart, en 1788. Sa légèreté et son apparente simplicité lumineuse peuvent d'abord dérouter au regard de cette date : la pièce est une page de grâce et d'élégance mélodique, à la perfection formelle qui semble étonnamment simple. Le premier mouvement est un Allegro de forme sonate dont les deux thèmes ondoyants sont très proches et comme enchevêtrés ; mais le développement central déjoue les attentes en proposant un thème tout à fait nouveau. Le mouvement central, composé d'un thème et de six variations, se rapproche d'un lent menuet. Enfin, le premier thème de l'Allegretto final est fondé sur une cellule de sicilienne qui donne une vivacité rythmique à l'ensemble du mouvement mais qui, transformée, apporte une atmosphère assombrie par une modulation mineure, puis une phrase dansée aux allures plus populaires.
Le Trio avec piano n°2 de Sciarrino est composé en 1987 et créé la même année au Concertgebouw d'Amsterdam. L'œuvre est tout en mystère, explorant les harmoniques, les glissandos, flatandos et résonances des trois instruments en un moment aérien où le souffle même des interprètes semble vivre, au plus près parfois de sons d'oiseaux.
Enfin, le Trio avec piano en ré mineur op. 11 de Hensel-Mendelssohn reflète la passion de la compositrice pour le chant et pour le piano, soliste, virtuose ou confident intime : les figures tourbillonnantes de l’Allegro en témoignent ici, tandis que le deuxième thème est d'un lyrisme plus vocal. Dans ce prolongement, le troisième mouvement est intitulé Lied, tandis que les introductions pianistiques de l’Andante et de l’Allegretto rappellent les Romances sans paroles que Fanny partage avec son frère Félix. Le final contraste avec la douceur du mouvement précédent par son énergie dramatique, qui s'inscrit bien au cœur du romantisme germanique.
Dialogues en Europe de l'Est

Mercredi 9 avril 2025
Studio L'Accord Parfait
Aurélien Fietta, violoncelle
Nils Kittel, piano
Œuvres majeures de la musique russe du XXe siècle, les sonates pour violoncelle et piano de Prokofiev (1949) et Rachmaninov (1901) explorent toute la puissance expressive des deux instruments. La première est une œuvre tardive – sa dernière œuvre de musique de chambre –, caractéristique de la verve du compositeur, elle se veut « simple et sincère » selon les propres mots de Prokofiev, et cultive avant tout la ligne mélodique. L’alternance des tempos crée une trame narrative très visuelle et l’ensemble apparaît comme un grand élan de poésie, fruit de la rencontre avec Rostropovitch au cœur de la dictature stalinienne. La seconde nous emmène dans un véritable voyage émotionnel, typiquement romantique – exutoire pour le compositeur qui sortait alors d’une sévère dépression. Cette sonate est un joyau du répertoire pour violoncelle, une page intense de dialogue entre les deux instruments : mêlant lyrisme et virtuosité, elle explore différents modes de jeu dans deux lignes parfois presque autosuffisantes qui se rejoignent en une puissante assise rythmique.
Le célèbre Adagio de Spartacus et Phrygia est quant à lui extrait du troisième acte du ballet Spartacus (1954) de Katchaturian. Il raconte le moment où les deux protagonistes se retrouvent dans le camp des esclaves révoltés ; d’un lyrisme passionné, il évoque à la fois leur amour et leur aspiration à la liberté.
Musiques et poésie libanaises
Jeudi 6 mars 2025
Studio L'Accord Parfait
Madeleine Courban, mezzo-soprano
Maïa Bouchy, violoncelle
Charbel Hatem, baryton et piano

Quand des peuples sont bombardés et que nous observons de loin, impuissants, cette destruction terrifiante, soutenir, par nos pensées et nos pratiques, est l'infime hommage que nous pouvons apporter. Nous voulons dire ici quelques bribes de l'histoire d'un pays, par sa musique : nous avons choisi des chants issus du patrimoine musical libanais, à la fois représentatifs d'une vaste culture artistique traditionnelle et porteurs de certaines facettes seulement de la musique vocale libanaise, auxquelles nos pratiques musicales nous permettent d'accéder. Les pièces que nous avons choisies de vous présenter témoignent de traditions populaires chantées et dansées et de l'histoire d'un pays qui mélange les cultures. Ce sont cette diversité et cette beauté imprégnées par le passé et en même temps pleinement actuelles que nous aimerions partager, à travers poèmes et musique.
Voyage dans le romantisme allemand

Jeudi 23 janvier 2025
Studio L'Accord Parfait
Iseut Brancovan, violon
Alexandre Frochot, violoncelle
Laura Brunou, piano
La musique de chambre est un genre de prédilection pour les maîtres du romantisme allemand. Au siècle du piano-roi et des salons musicaux, des chefs d’œuvre sont offerts au trio avec piano : le sublime Andante con moto du Trio avec piano n°2 op. 100 de Schubert, hypnotique et poignant, et le Trio avec piano op. 8 n°1 de Brahms en sont emblématiques et révèlent tout le lyrisme et la passion du romantisme musical germanique. Liszt, dans cette lignée, transforme l’écriture pianistique, à laquelle il infuse sa spiritualité, comme dans la Légende « Saint-François-de-Paule marchant sur les flots ».
