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Cycles de concerts

Voyage dans le romantisme français
novembre 2024
Hommage à Gabriel Fauré
avril 2024
Rêves
novembre 2024
Hommage à Sergueï Rachmaninov
octobre-novembre 2023

Voyage dans le romantisme français

Affiche de nos derniers concerts autour de Chausson

Cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens

Mardi 16 décembre 2026

Salle Cortot

Samedi 20 décembre 2026

Élise Bertrand, violon solo

Gaspard Thomas et Adrien Mercier, piano

Clarisse Fauchet (en remplacement de Clélia Horvat), mezzo-soprano

Musiciens de l'Orchestre Silmaril

Éléa Hetzel, direction

À partir des années 1870, à la suite de la défaite française, de nombreux compositeurs et compositrices cherchent à s’éloigner de l’héritage germanique. La Société nationale de musique, fondée en 1871 par Camille Saint-Saëns, a alors une double aspiration : promouvoir une nouvelle identité artistique nationale, et mettre en avant la musique de chambre instrumentale, alors marginalisée par rapport au répertoire symphonique et à l’opéra.

 

Ces idéaux inspirent toute une génération de jeunes compositeurs ; parmi ceux-ci, Ernest Chausson (1855-1899) occupe une place particulière et se démarque avec un parcours atypique. Issu d’un milieu bourgeois, il ne se tourne réellement vers la musique qu’en 1878, après des études de droit et diverses tentatives artistiques (littérature, poésie, peinture), en suivant les cours de Jules Massenet au Conservatoire puis de César Franck, deux figures majeures qui marquent profondément son esthétique. Du premier, il retient une souplesse mélodique et une clarté harmonique, un sens de la prosodie et du développement vocal ; du second, la construction de la forme et d’un langage harmonique unique. Les compositeurs germaniques occupent également une place importante pour lui : Bach et Beethoven, dont il joue et étudie les partitions, mais aussi Wagner qui le fascine – comme la plupart des compositeurs de cette génération, il se rend plusieurs fois à Bayreuth, dès 1879.

 

Souvent présenté uniquement comme un « trait d’union » entre Franck et Debussy, il occupe en effet une position charnière, à la croisée de plusieurs influences. Cependant, il développe au cours de son évolution musicale une esthétique singulière, empreinte d’un romantisme profond (Concert pour violon, piano et cordes, Poème pour violon et orchestre, Poème de l’amour et de la mer pour voix et orchestre, Symphonie en si bémol majeur). Dans les dernières œuvres apparaissent également des teintes impressionnistes et pointillistes proches de Debussy et Ravel (Quatuor avec piano en la majeur, Paysage et Quelques danses pour piano, poème symphonique Soir de fête, Quatuor à cordes – achevé par Vincent d’Indy, comme l’est aussi le Quatuor avec piano de Guillaume Lekeu).

Brochure de présentation :

Rêves

Orchestre Silmaril, affiche

Église Saint-Louis-en-l'Île

Vendredi 8 novembre 2024

Église Saint-Louis-en-l'Île

Samedi 9 novembre 2024

Cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens

Dimanche 10 novembre 2024

Valentine Bacquet, soprano

Clélia Horvat, mezzo-soprano

Paul Germanaz, ténor

Marius Valero, baryton

Quatuor Soare

Musiciens de l'Orchestre Silmaril

Victor Demarquette, Yanis Farrugia, Inès Bucher et Adrien Mercier, piano

Le rêve est l’échappée d'une nuit, que rien ne peut empêcher. Dramatique, sublime, fantastique ou annonciateur, il est une œuvre que chacun crée, d'une intense vitalité, une source de fascination, un puits d’imaginaire que nous offre notre conscience. À travers le langage, la personne qui rêve réinvente le rêve, en le traduisant par des mots ou des sons, et par-là dévoile un peu de son être. Le rêve est parfois aussi un désir, une vision, une transfiguration du réel. L’exprimer par un langage qui lui ressemble peut alors être une aspiration artistique majeure.


Chez nombre de compositeurs et compositrices, le rêve est un motif d’inspiration créatrice, voire un fil conducteur dans la dramaturgie de leurs partitions. Au-delà de tout récit, la musique apparaît comme le miroir du rêve, quand elle aspire à révéler ce qui dépasse le visible et le dicible. Baudelaire rapproche ainsi les expériences du rêveur et de l'auditeur, en ce que toutes deux toucheraient à l'univers du subconscient, loin de la réalité connue. Avec la musique, l’impression peut nous être donnée de voyager, d’être emporté, de découvrir des paysages intérieurs. Le rêve de la musique et la musique du rêve nous emmènent sur les sentiers de notre imaginaire, le temps d'un concert.

 

Les trois programmes de ce cycle se présentent comme une fresque de cet onirisme
musical, des œuvres classiques et romantiques, empreintes de nature, de nuit et de lumière – Mozart, Schubert, Clara et Robert Schumann, Fanny Hensel-Mendelssohn, Brahms –, aux rêveries tendres et douces des compositeurs français et anglais – Fauré, Debussy, Bonis, Clarke, Beach –, en passant par les songes nordiques, comme des chants lointains, de Sibelius et Grieg.
Afin d’explorer sous toutes ses formes l’univers du rêve, nous avons eu la joie d’exposer avant et pendant nos concerts quelques œuvres picturales de jeunes artistes, imaginées et réalisées pour l’occasion (ci-contre, quelques exemples), suite à un appel à candidatures de l’Orchestre Silmaril.

Brochure de présentation :

Hommage à
Gabriel Fauré

Hommage à Gabriel Fauré, affiche

Cathédrale Sainte-Croix des Arméniens

Vendredi 26 avril 2024

Musée Jean-Jacques Henner

Vendredi 3 mai 2024

Salle Cortot

Dimanche 5 mai 2024

Valentine Bacquet, soprano

Clélia Horvat, mezzo-soprano

Paul Germanaz, ténor

Angelo Heck, baryton

Musiciens de l'Orchestre Silmaril

Élise Bertrand, violon

Victor Demarquette, Ariel Orthmann-Reichenbach, Gaspard Thomas, Adrien Mercier et Inès Bucher, piano

En cette année 2024, nous célébrons le centenaire de la disparition de Fauré : pianiste, organiste et compositeur, son œuvre n’a pas d’équivalent dans l’histoire de la musique française. En effet, il suit au cours de sa vie un chemin intérieur et musical unique, du « Papillon et la Fleur » op. 1 n°1 (1861) au Quatuor à cordes op. 121 (1924), imperméable aux musiques d’avant-garde (Debussy, Stravinsky) et aux influences exotiques ou orientales. Il développe un langage musical d’un grand raffinement, à mi-chemin entre tonalité et modalité, porté par une sensibilité toute intérieure. Lyrique et pleine de charme, sa musique se dénude au fil des années, se simplifie, devenant de plus en plus exigeante et secrète, presque austère – un véritable ascétisme musical qui déconcerte interprètes et auditeurs encore aujourd’hui.

Brochure de présentation :

Hommage à Rachmaninov

Hommage à Rachmaninov, affiche

Église Saint-Louis en l'Île

Samedi 28 octobre 2023

Dimanche 5 novembre 2023

Céleste Pinel, mezzo-soprano

Ambroise Divaret, ténor

Angelo Heck, baryton

Iseut Brancovan, Lou Veilhan-Patou, Isabel Vargas et Gabriel Bouhali, violon

Mina Bonnaud, alto

Philaé Foucher de la Fuente et Enora Prats, violoncelle

Adrien Mercier, Hadrien Pichon et Ines Bucher, piano

Musiciens de l'Orchestre Silmaril

Éléa Hetzel et Clément Bonnefond, direction

Lyrique, éloquente et grandiose, la musique de Rachmaninov emporte par son caractère passionné et intimiste à la fois, ses couleurs profondes qui mêlent mélodies ancestrales et romantisme absolu, reflet d’une riche sensibilité intérieure. Souvent considéré comme le « dernier des romantiques », Rachmaninov est l’ultime héritier d’une tradition musicale que nous cherchons à mettre en lumière à travers cet hommage. Par un programme mêlant œuvres pour piano, romances pour voix, musique de chambre et orchestre, nous avons voulu peindre un tableau représentatif de son œuvre dans sa diversité et ses influences, tout en sortant des sentiers battus, beaucoup de ses œuvres étant elles-mêmes écrites comme des hommages.

Brochure de présentation :

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